L'étalonnage couleur est l'un des arts les plus méconnus du cinéma. Le spectateur ne le voit jamais — et c'est exactement le but. Mais lorsqu'un film vous enveloppe dans une atmosphère, qu'une scène vous fait physiquement ressentir le froid ou la chaleur, l'étalonnage y est pour beaucoup.
La chaîne de travail chez CatSet
Nous travaillons exclusivement sur DaVinci Resolve Studio depuis 2018. Notre workflow commence par l'ingestion des rushs en format RAW (ARRIRAW ou REDCODE), puis la création d'une LUT de normalisation avant le début du montage. Cette LUT de visualisation, différente de la LUT créative finale, permet au monteur et au réalisateur de travailler avec une image lisible.
L'étalonnage primaire
L'étalonnage primaire corrige les incohérences entre les prises : variations de température de couleur, différences d'exposition, reflets imprévus. C'est un travail de précision qui utilise les outils de base de DaVinci : les roues chromatiques, les courbes, le Qualifier.
« L'étalonnage primaire doit être invisible. L'étalonnage secondaire doit être inoubliable. »
— Notre étalonniste en chef
Le grading créatif
C'est ici que la magie opère. Pour « En Lisière de Nuit », nous avons travaillé une palette resserrée : noirs profonds légèrement bleutés, zones de lumière ambrées-orangées, peaux désaturées sauf dans les moments d'émotion forte. Ce traitement a nécessité 3 semaines de travail et 47 versions avant validation du réalisateur.
La livraison DCP
La livraison finale en DCP (Digital Cinema Package) exige une maîtrise des normes DCI : P3 comme espace colorimétrique, 48 nits de blanc de référence, masters en X'Y'Z'. Nos projectionnistes testent chaque DCP en salle avant envoi — une étape non négociable.
- DaVinci Resolve Studio 20 sur Mac Pro
- Moniteur de référence OLED Dolby Vision (1000 nits)
- Sonde colorimétrique X-Rite i1 Display Pro Plus
- Control surface DaVinci Resolve Advanced Panel
